Accueil Date de création : 30/01/09 Dernière mise à jour : 17/09/09 02:10 / 3 articles publiés
 

Résumé - Question - Flood - Publicité - Avertissement - Mise à jour  posté le mardi 16 juin 2009 04:28

 

 

 

Bonjour chers lecteurs,

Comme vous pouvez le remarquer, cet article est un six en un pour la seule et unique raison que je voulais faire ça vite. La patience n'est pas donnée à tout le monde! lol

 

Alors, voici le résumé de mon histoire :

 

 Jonathan est un jeune homme plutôt banal et qui accorde un certain dégoût à la vie.  Mais un jour, alors qu’il frôlera la mort, un évènement changera sa vie toute entière et il réalisera enfin qu'il pourra utiliser une certaine emprise envers les gens qui l'entoure afin de pouvoir obtenir ce qu'il désire le plus au monde, monter au plus haut échelon de son métier.

In extremis ou l’art de frôler la mort de justesse.

 

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Des questions?

 

 

 Vous avez des questions sur mon histoire?

Posez-les moi ici et je vous répondrai à 100% sûr!!!

 

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Flood!!

 

 

Vous savez sans doute tous ce qu'est le flood. Pour ceux qui ne savent pas, je vais vous expliquer. Vous pouvez me dire ou me demander n'importe quoi qui n'a aucun rapport avec mon histoire sans abuser et sans être vulgaire.

En parlant de flood... J'adore les yeux du chat sur la photo !!!

 

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Laissez la pub de votre blog ici !!

 

* Image: L et Light de "Death note"  <3

 

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Avertissement

 

 

À lire avant de commencer cette histoire:


1) Les insultes, les commentaires racistes sexistes homophobes,ect. et aussi toutes sortes de vulgarité sont totalement interdit sur mon blog. Attention aux avertis.


2) Il est interdit de copier ce blog, si ça arrive, je mettrai un mot de passe.


3) Certaines scènes de cette histoire pourrait brusquer les plus jeunes lecteurs, je vous avertis d'avance.


4) Toutes les critiques qu'elles soient positives ou négatives sont les bienvenues, tant qu'elles soient constructives et qu'elles n'attaquent pas ma propre personne.


5) Pour les maniaques de l'orthographe, je vous permets de corriger mes fautes, ne soyez pas gêné, votre aide sera la bienvenue !!

 

6) Vous avez tout à fait le droit de critiquer la déco de mon blog !! xD

 

7) Les mises à jour risquent de ne pas être régulière.

 

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Mise à jour

 

 Prologue : Deux âmes dans deux corps...............................................Publié le 16 juin 2009

 

Chapitre premier : Le clochard glauque....................................Publié le 16 septembre 2009

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Pour me contacter:

Laulaue@live.ca

 

Je vous souhaite à tous et chacun une très bonne lecture, en espérant que mon histoire vous plaise!

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Prologue : Deux âmes dans deux corps  posté le mardi 16 juin 2009 21:12

 

Prologue

Deux âmes dans deux corps

 

Dans une forêt peuplée de grands arbres, dénudés de leurs feuilles, atteignant presque le ciel, se trouvaient deux ombres, ou plutôt deux silhouettes qui semblaient être accroupies au sol. Vue la noirceur des lieux, il était impossible de voir à quoi elles ressemblaient, mais il s’agissait bien sûr d’être humain. Le faible éclairage que produisait le rayon de la lune s’engouffrait parmi l’ample branchage de cette forêt vide de vie permettant de distinguer un homme et une femme.  

 

Comme il était dit, ces deux êtres étaient accroupies, mais ce que le lecteur n’aurait pas pu voir en ce moment vu qu’il faisait noir vous sera décrit, c’est que face aux deux personnes se trouvait une carcasse d’un animal qu’on ne pourrait nommer, tant son corps avait été attaqué avec le temps par les carnassiers et les asticots qui grouillaient dans les entrailles de la pauvre bête. Quatre mains s’agitaient à l’intérieur du cadavre, grattant avec leurs ongles, prenant des lambeaux de chairs grouillant de larves de mouches qui tombaient par dizaine à chaque raclage d’ongles avant de s’approcher de la bouche de nos chers carnassiers. On aurait peut-être pu penser qu’il s’agissait de vampire, mais les nombreuses plaques parcourant leur corps, dû à la consommation de chair crue et aussi à leur malpropreté démontrait le contraire.

 

La femme lâcha le morceau qu’elle tenait et regarda l’homme dans les yeux. Dans son regard, il n’y avait aucune émotion, outre une certaine naïveté et une petite étincelle qui espérait se faire dévoiler. Sa bouche couverte de sang et d’asticots s’élargit en un sourire dément et lui susurra de son haleine perfide : « Il serait peut-être le temps pour nous de changer de corps. » L’homme la regarda avec de grands yeux, tirant légèrement ses longs cheveux noir en faisant mine de n’avoir rien entendu. Mais finalement il décida de lui répondre :

 

« Aleyma, vous savez sûrement les risques que nous devons prendre à chaque fois que nous changeons de corps, s’exclama-t-il affolé à cette idée.

-Oui, Shan, je les connais parfaitement. Mais ces corps malades risquent de nous tuer, nous les avons gardé trop longtemps.

-Désolé, mais je ne suis pas prêt à détruire une nouvelles âme, nous pouvons sûrement survivre encore quelques jours.

- SHAN - hurla-t-elle furieuse de la réponse de son ami – Cet environnement nous tue à petit feu et si nous y restons, nous mourrons pour de bon. Nous devrons nous séparer, aller en ville afin de pouvoir enfin mener un semblant de vie humaine…

-Mais…

-Nous pourrons enfin allé loin dans la vie. Nous pourrons sûrement être célèbre? Peut-être même extrêmement riche! Imagine tout ce que nous pourrions faire! Devenir les rois et reines d’une nation, s’exclama-t-elle s’enfonçant encore plus dans ses rêves.

-Mais on ne pourra jamais avoir une existence normale – dit-il sérieusement, éteignant tout espoir des yeux d’Aleyma – Nous ne pouvons pas survivre plus de trois mois dans un corps étranger, nous ne pourrons jamais nous rendre loin dans la vie. Si l’on découvre qui nous sommes vraiment, ils nous brûleront, nous séquestreront jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’âme errante.

-Vous êtes vraiment intolérable Shan, si je veux partir, je partirai que ce soit avec ou sans vous.

 

Shan regarda la jeune femme dans les yeux et lui fit non de la tête. Furieuse, elle donna un coup de pied sur le sol faisant revoler une nuée de poussières qui s’envolèrent dans les yeux de Shan. Ses yeuz commençant à lui brûler, il porta ses deux mains vers ceux-ci afin de les protéger de toute cette poussière. Des larmes commencèrent à tomber afin de faire sortir le sable qui s’était déposé dans ses iris. Il les essuya rapidement et lorsque sa vision devint claire, il remarqua qu’Aleyma avait disparu.

 

-Je sais où vous vous trouvez, hurla-t-il en écho.

 

Rapidement, son corps se mit à se désintégrer en des millions de particules qui ressemblaient à un groupe de moucheron. Cette amas de poussières se mit à se déplacer rapidement, passant à travers tous les objets auquel il était confronté, traversant les arbres, les animaux et les rochers. Rapidement, l’amas de poussière en rencontra un autre et deux corps en pleine réintégration se bondirent dessus, se cognant, se battant pour ce qu’ils pensaient être le mieux pour eux deux. L’un voulait rester dans la sécurité de cette forêt et l’autre voulait retourner en ville. Finalement, Shan qui était beaucoup plus fort qu’Aleyma eut le dessus et la tenant par la gorge, il l’approcha d’un arbre qui se situait près d’eux, la plaquant sans aucune pitié. Étouffée, la femme laissa tomber des râles se débattant le mieux qu’elle pouvait, Alors la bouche de Shan se rapprocha de son oreille et il lui murmura « Si vous restez calme, il vous arrivera rien. »  Sous l’effet de son souffle contre son oreille, elle se raidit et se mit à trembler. Alors se rendant compte qu’elle ne pouvait rien faire contre lui, elle se calma et il la lâcha.

 

Aleyma se plaça à genou, une main au sol, reprenant son souffle et elle se mit à fixer son « cher » ami.

 

-De toute manière - dit-elle essoufflée -  Vous n’aurez jamais le courage pour me tuer.

-Ça, c’est ce que vous croyez, après tant d’année passé ensemble, nous ne me connaissez pas très bien. Mais sachez que je n’ai aucune pitié et si je le pouvais, je pourrais vous tuer sans aucune rancune.

-Alors tuez-moi! Fit-elle avec courage.

-Non, je ne peux pas vous tuer, car je n’ai aucune raison de le faire, je suis un homme loyal et j’ai encore besoin de vous. J’ai réfléchi à votre proposition et après une dure réflexion, j’ai décidé de l’accepter. Mais il faudra faire les choses comme je le veux et non comme vous l’espérez, car vous voyez beaucoup trop loin ma chère avec vos rêves de princesse. Je ne crois pas que vous soyez assez mature pour pouvoir tout diriger. Ce que nous allons faire, est assez simple. Au début, nous passerons pour des sans-abris, je crois que nous en avons l’apparence, nous ne communiquerons jamais ensemble avant d’avoir une nouvelle apparence et par la suite, nous verrons…

-Nous verrons… que voulez-vous dire par là?

-Je veux dire que sous votre regard de méchanceté, je vois une petite lueur d’espoir à chaque fois que vous me regardez. Je ne vous en donnerai aucun, car je ne vous aime pas et ne vous aimerai jamais, alors que vous vous forgez une carapace, moi, je n’en ai aucune, j’ai toujours été méchant, c’est dans mon âme.

-Mais je ne vous aime pas, s’offusqua la jeune femme en plaçant ses mains sur ses hanches pour se montrer plus imposante que lui.

-C’est ce que vous dites, mais vos yeux disent le contraire, vous êtes incapables de cacher vos sentiments.

 

Aleyma lui cracha aux visages avant de rapidement se désintégrer et de se diriger vers le nord où se trouvait la grande métropole New Castle. Elle fut rapidement suivie de prêt par Shiro qui n’avait aucune confiance face à cette petite sotte. Ils traversèrent le bois, virent des ponts qu’ils n’avaient alors jamais vu, traversèrent plusieurs autoroutes faisant des kilomètres et des kilomètres de longueur et enfin arrivèrent à destination. D’immenses tours surgissaient du sol traversant les nuages et atteignant souvent des grandeurs surprenantes. Les deux arrivants qui venaient de se matérialiser furent étourdis par la grandeur de l’endroit. De petits arbres décoraient les routes ainsi que quelques plates bandes de fleurs, des monstres sur roue se déplaçaient sur les routes ayant à l’intérieur d’eux des gens qui semblaient être content de s’être fait manger, des personnes promenaient des chiens de chasse en laisse, les cajolant et les chiens se laissaient faire et ne semblaient pas vouloir attaquer, certaines personnes se déplaçaient sur des sortes de chevaux à deux roues… Tout semblait être devenu insensé et le château qui se trouvait autrefois dans le centre de la métropole n’existait plus.

 

-Ça fait combien de temps que nous ne sommes plus retournés en ville, demanda Shan surpris de ce nouveau décor qui l’effrayait.

-Euuuh… Ça doit faire sans doute plusieurs centaines d’année, fit-elle la voix tremblante.

-Je crois qu’on n’aura pas le choix de s’adapter à ce nouveau décor qui est… comment dire… Affreux.

-Je trouvais aussi que les personnes dont nous prenions le corps s’habillaient de drôle de façon.

 

Soudain, des monstres s’alignèrent derrière eux émettant un cri étrange comme s’ils désiraient qu’ils s’éloignent, mais eux qui n’avaient peur de rien décidèrent de rester au milieu de cette route. C’est alors qu’ils virent une tête sortir d’une des bouches de ces gigantesques atrocités et pour finalement crier furieusement : «  Vous ne voyez donc pas que vous bloquez la route. » Gêné, les deux personnes s’approchèrent du trottoir où tout le monde semblait être en sécurité et s’arrêtèrent où le monde semblait moins circuler.

 

-Alors, je crois que nous devrons nous laisser à cette place, au revoir Aleyma, j’espère ne pas vous revoir de si tôt, dit-il dédaigneusement.

-Moi de même, lui répondit-elle.

 

Sans le moindre salut, les deux personnes se laissèrent partant chacun de leur côté et subissant le regard dégoûté des autres piétons qui n’aimaient pas trop l’idée de marcher à côté de sans-abris.

 

Alors qu’Aleyma s’installa dans le quartier défavorisé de la ville où tout le monde vivait de la drogue et du sexe, Shan qui avait toujours aimé  le luxe s’installa sur un banc de fontaine sur le parc Oliver Twist en face de l’université New Castle attendant l’arrivée d’un corps qu’il pourra posséder pendant au moins trois mois.

 

 

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Bonjour chers lecteurs,

Alors comme vous l'avez remarqué, j'ai enfin mis le prologue! Mais avouez que les personnages Shan et Aleyma sont très étranges, juste vous dire que c'est voulu, car à la base ils sont étranges. Et c'est normal que vous ne comprenez rien à date, c'est voulu! Je suis comme ça, moi, je vous laisse indécis! J'adore ça {#} !!! Juste m'imaginer votre réaction. Vous devez me trouver vraiment bizare! Je vais vous en dire un truc bizare: " Aleyma était le nom de mon premier cheval de Barbie!!! " Mes ces deux personnages ne sont pas les personnages principaux, le personnage principal apparaîtra au premier chapitre et ce sera bien sûr Jonathan Lowell comme il est dit dans le résumé.

Alors comment avez-vous trouvé le prologue? Excellent, bon, mauvais ou comment dire... Affreux comme le dirait Shan! J'attends vos impressions avec plaisir!

 

Sur ce, je vais vous laisser

 

Bizoux All

 

-Laulaue-

 

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Premier chapitre: Le clochard glauque  posté le jeudi 17 septembre 2009 02:10

 

Chapitre premier

 

Le clochard glauque

 

 

Jonathan sortit calmement de son bureau. Il avait enfin fini son chiffre et comptait prendre une pose bien méritée. Ce n’est pas tous les jours qu’il pouvait profiter d’un après-midi complet. C’était en fait un congé qu’il avait demandé à son patron pour aller à l’enterrement de son père qui était malheureusement mort dernièrement d’une tumeur au cœur. Ce n’est pas qu’il était vraiment attaché à son père, mais sa mort lui produisait une sorte de vide comme si le fait que son paternel ne soit plus là pour critiquer ses moindres actes et défauts lui empêcherait de progresser encore plus dans la vie et de s’améliorer dans ce qu’il fait. Car même si tous ses reproches étaient comme un coup de couteau qu’on lui portait en plein cœur, ça lui permettait de mieux progresser dans la vie et d’éviter ses erreurs passées.

Il venait à peine de recevoir son diplôme en comptabilité et gestion d’entreprise. Pour cette grande réussite, ça lui avait pris des heures et des heures d’études, de temps plein à son ancien travail à mi-temps, de cafés bus, de perte de temps avec ses amis, de cours, de pitonnages sur sa calculatrice et de tout ce qui vient à l’âge adulte. Ça n’a pas toujours été facile pour ce jeune homme à l’intelligence logico-mathématique très développée, mais il a réussi à s’en sortir et à obtenir un métier à son calibre et qui est fait pour lui.

En descendant pour se rendre au hall d’entrée du bâtiment, il passa proche de la machine à café. Il se dit qu’un café ne lui ferait pas de mal qu’après tout il était un peu fatigué et qu’un regain d’énergie, bien qu’imagé, ne lui ferait pas de mal donc il s’attesta à celle-ci et y mis un dollar, ce qui était alors le prix d’un gobelet de café. Lentement, son gobelet se remplit du liquide chaud et brunâtre. Lorsque la dernière goutte fut tombée, il le prit et décida de le boire tout en marchant.

Il passa proche des bureaux de marketing, de relationnisme, de secrétariat et autres bureaux utiles à l’entreprise O’Neill et fils. Il ne connaissait personne à son travail et c’était mieux ainsi puisqu’il n’était pas du genre à aimer socialiser avec les gens. Les seules relations professionnelles qu’il avait c’était avec son assistant-comptable et son patron, mais comme dit, ce n’était qu’à titre professionnel. Les gens semblaient comprendre sa réticence à ne pas vouloir s’engager socialement puisqu’ils ne lui adressaient jamais la parole et l’ignorait. C’était mieux ainsi, ça lui permettait de se concentrer encore plus sur son travail et de garder le calme qu’il convoitait tant.

Il se rendit à l’ascenseur et pesa sur le bouton REZ-DE-CHAUSSÉE afin d’enfin quitter le boulot et de se rendre au funérailles de son paternel, mais celui-ci semblait s’attarder, car plein de gens se pressait de rentrer dans l’ascenseur et plus elle se remplissait, plus ça semblait se compresser, mais finalement le monde cessa de rentrer et l’élévateur se mit en marche. Ça semblait long, la cabine sentait la sueur et l’haleine d’après-repas. En plus de l’odeur insupportable, l’ascenseur montait au lieu de descendre et plus de gens la quittait plus elle se remplissait. Finalement elle descendit et s’ouvrit sur le hall d’entrée.

Son café encore en main, Jonathan se pressa de sortir de la cabine en prenant soin de ne rien renverser. D’un pas rapide, il s’approcha de la porte tournante, mais malheureusement, il fonça, face-à-face, sur une personne qui s’en venait en sens inverse. Sous le choc, les deux personnes tombèrent sur le cul et un peu étourdi, Jonathan eut de la peine à se relever. Lorsqu’il se mit debout, c’était comme si tout le mal faisait surface, il eut une de ses migraines et son derrière lui chauffait. Il regarda en face de lui pour voir qui il avait heurté et sa constatation le pétrifia. C’était Brian O’Neill, le fils de Gary O’Neill. Le vice-président de l’entreprise, tout en se relevant, le regarda avec un regard froid et plein de mauvais sous-entendu, mais soudain comme s’il avait eu un dédoublement de personnalité, il opta pour un sourire qui veut dire «Je sais que tu m’as foncé dessus, mais je peux faire une croix pour aujourd’hui » et s’approcha pour lui serrer la main. Surpris, Jonathan répondit automatiquement au geste, n’ayant pas l’habitude d’avoir de contact social avec les supérieurs de l’entreprise.

 

-Bonjour, je suis Brian O’Neill, le vice-président de l’entreprise, s’adressa-t-il avec un sourire fendant voulant presque dire, je me présente, mais j’en ai rien à foutre de vous.

 

« Mais je sais très bien qui vous êtes puisque l’on voit votre visage et celui de votre père presque partout dans l’immeuble » aurait bien voulu répondre Jonathan à son vice-patron. Mais il s’en abstiendra, bien entendu, puisqu’il ne veut avoir aucun problème avec le fils de son supérieur, il se contentera alors de répondre :

 

-Moi, je suis Jonathan Lowell, comptable au sein de votre entreprise.

 

Pour ensuite paraître pour un simple employé faisant partie du décor, une autre réplique de ses pions qui travaillent nuit et jour pour finalement ne paraître que pour des travailleurs de bas-étage. Oh! Qu’il aurait voulu être à la place de ce jeune homme et gérer cette entreprise au complet, oh qu’il aurait bien voulu se faire foncer dessus par un employé et faire comme si de rien était tout en sachant qu’il à le pouvoir de le licencier s’il le veut. Il l’aurait tellement voulu, mais le destin à voulu qu’il soit un comptable de bas-étage, alors qu’il en soit ainsi.

 

-Tiens, je pense que vous avez échappé du café sur ma blouse, dit-il d’un air faussement sérieux frôlant le comique.

 

-Euh… Bah… vous n’aviez qu’à ne pas me foncer dedans, se pressa de répliquer Jonathan mal-à-l’aise.

 

-C’est vous qui m’aviez foncé dedans et de toute façon, je vais passer ma chemise à ma secrétaire, elle saura s’en occuper, elle est bonne dans tout, s’adressa O’Neill fils, un sourire pervers aux lèvres pour finalement se presser vers l’ascenseur pour, sûrement, vaquer à une occupation pleine de sous-entendu.

 

Surpris et soulagé Jonathan se dirigea vers la porte-tournante pour finalement sortir de son lieu de travail, cette fois sans difficulté et sans rencontre qui lui aurait fait perdre son temps.

Rendu à l’extérieur, il s’arrêta quelques instants sur la bordure du trottoir. Voulait-il vraiment aller à l’enterrement de son père? Après tout il ne l’a jamais aimé ni même supporté. Il pourrait tout simplement ne pas y aller et profiter de cet après-midi pour se reposer chez lui et prendre le temps de rattraper un peu son travail perdu.

Mais ne voulant pas blesser sa mère par son absence, il décida que ce serait mieux qu’il soit présent au salon mortuaire, à la cérémonie d’église et à l’enterrement de son père.

Alors, blaser, il commença à traverser la rue avec le but de se rendre à sa voiture qui était stationné dans un stationnement réservé aux employés de sous-classe comme lui. Mais alors qu’il était à peine rendu à la moitié de la rue, une voiture arriva à toute allure en sa direction et sans prendre garde au pauvre piéton qui traversait, le conducteur mit son pied sur l’accélérateur pour rouler encore plus vite. Stupéfait, Jonathan resta figé comme paralysé par la peur et en sachant que faire couvrit sa tête de ses bras comme pour enlever l’éventualité de toute possibilité de choc ou de coup grave.

Les piétons qui passaient s’arrêtèrent surpris et à la fois déchaîné à l’idée de voir un homme en danger de mort. La voiture se rapprochait de plus en plus vite, la voiture était à peine à trente centimètres de son corps. Après des secondes qui lui semblèrent des minutes, il sentit quelque chose le heurter. Ses bras se délassèrent de son crâne et son crâne rebondit stupidement sur le sol, suivit par le reste de son corps. Tout devint sombre, il avait l’impression d’être entré dans une sorte de sommeil léthargique, mais il savait qu’il n’était pas mort, car il sentait son crâne pomper comme si celui-ci allait exploser.

Sa respiration était haletante, il avait un nœud au creux de l’estomac comme s’il voulait pleurer, mais sa fierté lui dit le contraire et il commença doucement à reprendre son souffle.  

Il ouvrit rapidement les yeux et remarqua qu’une foule s’était formé tout autour de lui, chuchotant il ne sait quoi à son propos. Il essaya de se relever, mais ça lui semblait très difficile et très douloureux.

Une main se tendit en sa direction, il allait la tenir avant de remarquer qu’elle était sale et noire de poussières. Dégoûté, il retira rapidement sa main.

 

-Monzieur, un peu de zentillèze ze vous prie. Ze vous ai tout de même zauver la vie, marmonna le vieillard dans sa barbe qui était aussi sale que ses mains.

 

Alors par pure éthique (la courtoisie n’étant point un mot qui qualifierait Jonathan), il retendit sa main et le vieillard le releva d’un coup de poignet.

 

-Euh… Vous avez de bons poignets, fit Jonathan mal-à-l’aise.

 

-Ze les muscle tous les zours à gallon de whizky, ze les compte plus, un par zi, un par là, z’est rendu une vraie routine. Vous zevriez ezayer, z’est vraiment patrick, zézaya malhabilement le vieux clochard alcoolique.

 

-Hum ouais… J’essaierai quand je serai aussi mal pris que vous, ironisa-t-il face à son « divin » sauveteur.

 

-En tout cas, ze vous en dois une! Ze n’ai pas tous les zours que ze me fais des amis comme vous. Un zour, si vous avez besoin de moi, ze serai là. Pour n’importe quoi. Ze zerai prêt à partazer mon âme avec la votre… Parole d’empereur! Z’ai dézà été empereur, vous zavez! Mais z’étais dans une autre vie.

 

-Ce n’est pas plutôt moi qui vous en dois une? Demanda Jonathan surpris.

 

-Non, d’izi une zemaine, z’aurai chanzé d’apparence. Vous ne me reconnaîtrai même plus, donc z’est moi qui vous en dois une.

 

-Euh…? De…? Comment? Balbutia Jonathan mélangé.

 

-Ze vais me tuer et ze deviendrai zun nouveau homme. Zi vous avez besoin d’une nouvelle âme pour vous aider, ze zerai touzours là, dit tout simplement le vieillard saoul.

 

De plus en plus mal-à-l’aise, Jonathan quitta les lieux sans répondre au clochard fou, plusieurs personnes essayèrent de le bloquer, lui disant qu’il serait peut-être mieux d’attendre l’ambulance, mais il avait assez de retard pour l’enterrement de son père. Alors il se dépêcha d’embarquer dans sa Ford Focus et démarra sa voiture.

Ce n’est qu’après une demi-heure de route qu’il arriva au salon mortuaire. À l’extérieur, il croisa plusieurs proches de sa famille qui furent surpris de son état et qui se pressèrent de lui dire que sa mère l’attendait devant le cercueil de son père.

Donc il se pressa d’entrer à l’intérieur et fut un peu touché de découvrir sa mère détruite devant le cadavre de son feu mari. Il se rapprocha délicatement d’elle, lui fit un câlin et lui donna un bec sur la joue. Ne sachant que dire, il garda le silence et contempla le cadavre de son père. Il était blanc, presque marbre. Son visage était figé pour l’éternité. Il n’avait pas de cheveux à cause de la chimio, mais comme pour faire hommage à son ancien lui, sa mère avait insisté pour qu’on mette une perruque sur le mort. Au lieu d’avoir son sourire continuellement moqueur, sa bouche était droite, comme rigide, ficelé pour ne pas qu’elle s’ouvre. En bref, il ressemblait aux autres morts.

Blasé de sa constatation, Jonathan se retourna, dos au mort. Sa mère se retourna vers lui et inquiète lui demanda ce qui n’allait pas. Il lui mentit et lui dit qu’il n’avait rien, alors elle insista encore et encore pour finalement entendre sortir de la bouche de son fils :

-Je ne l’ai jamais vraiment aimé et je viens de constater qu’au fond ce n’est pas que je ne l’aimais pas, je le détestais.

 

Sa mère le fixa et tomba en sanglot, elle ne croyait pas ses paroles. Son fils ne pouvait pas détester son père, dans sa mémoire, ils s’étaient toujours appréciés, des fois ils se querellaient mais jamais au grand jamais elle n’aurait pensé que son mari et son fils se haïssaient. Le savoir fut comme un coup de poignard qu’on lui aurait donné en plein cœur.

 

-Alors pourquoi es-tu venu le voir? Hein? Pourquoi tu nous fais ça? Haleta-t-elle.

 

-Car je ne pouvais pas te laisser seule… et je sais qu’au fond toi aussi tu ne l’as jamais aimé.

 

-Mais… Tu ne peux pas dire ça… C’est ton père, s’effronda-t-elle.

 

-Oui, je le peux.

 

-Jo’… vas-t-en, ne me parle plus, je t’en supplie. Je ne veux plus te voir. Je ne te reconnais…

 

Il ne laissa pas le dernier mot à sa mère. Il partit sans aucune condoléance, sans aucun regard vers ses parents. Il resta froid et rigide comme il l’avait toujours été et comme il le restera toujours. Sa mère n’avait même pas remarqué dans quel état il était, elle n’avait d’yeux que pour son feu père, elle n’avait porté aucune attention pour lui. Si c’était comme ça, il la détesterait elle aussi. De toute façon, il ne perdait rien puisqu’il n’avait jamais aimé la présence des gens aussi proche qu’ils soient.

Alors il embarqua sa voiture et conduisit en direction de son travail. Pas question de perdre son temps, il se consacrerait au plus important, travaillé.

En descendant de sa voiture, il croisa le regard du clochard qui semblait plein d’espoir, mais il passa à côté comme si de rien n’était. Il rentra dans l’édifice et fit face à plusieurs regard surpris de le revoir entrer, mais il ne les remarqua point. Il entra dans l’ascenseur et au lieu d’appuyer sur le trois (qui était son étage de travail), il appuya sur le huit ce qui le mena à l’étage d’administration, il passa devant plusieurs bureaux qu’ils ne l’intéressèrent pas jusqu’à arriver face à l’inscription « Brian O’Neill : Vice-président ». Décidé, il cogna à la porte qui s’ouvrit après quelques minutes.

Puisqu’il n’y avait plus rien qui le retenait dans sa vie, Jonathan se fit un plan dans sa tête. S’il pouvait tout simplement se lier d’ « amitié » avec Brian O’Neill, il pourrait sûrement réussir par quelques moyens d’obtenir une promotion dans un grade plus élever et il pourrait par la suite rencontrer Gary O’Neill, le patron de l’entreprise pour finalement entretenir une vraie relation professionnelle avec lui ce qui pourrait sûrement le monter au rang de vice-président s’il réussit à monter O’Neill père contre O’Neill fils. Bien que son plan lui semblait très machiavélique, dans sa tête il était pour autant réalisable et c’est dans cette idée qu’il salua le fils de son patron et qu’ils échangèrent une conversation où Brian lui révéla certains détails chauds de sa vie ce qui compte la relation qu’il entretient avec sa secrétaire.

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Fin du premier chapitre

Cela fait une éternité que je n'ai pas mis le premier chapitre et j'en suis très désolée. Mais je me suis reprise et en voici la preuve.

Alors, comment avez-vous trouvé? Était-ce ennuyant, bon, étrange ou n'importe quoi d'autres? J'attends vos critiques avec impatience!

Bizoux All

- Laulaue -

 

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